L'Univers est la cause de la pensée
mais la pensée est la cause de toutes les choses de l'Univers
LE MONDE N'A PAS LA FORME
Discussion sur une Ontologie des Correlations
L'Univers est la cause de la pensée
mais la pensée est la cause de toutes les choses de l'Univers
Les articles contenus dans ce blog ne constituent pas une démonstration "cartésienne" construite suivant une progression logique, démontrant chaque proposition nouvelle à partir des précédentes. Il n'est pas vraiment d'ordre imposé à la lecture des articles.
L'ensemble du propos ne prétend pas démontrer une théorie mais bien plutôt proposer une vision dont la cohérence d'ensemble serait la justification. Bien entendu certaines affirmations sont argumentées en termes logiques ou par des exemples, mais aucune ne mérite le titre de démonstration. Quelques références sont faites à des théories physiques mais autant que possible exprimées en langage commun et sans formule.
En fait, les démonstrations seraient de peu d'utilité car la plupart des arguments présentés devraient apparaître comme des évidences déjà maintes fois énoncées par d'autres. Seul leur agencement doit être considéré comme novateur.
Ces articles constituent une sorte de peinture pointilliste. Chaque article est en soi une réflexion mais bien souvent il apporte un complément à un autre ou s'appuie sur un autre pour faire sens mais pas forcément selon leur proximité dans la succession. Il s'en suit qu'une lecture en zig-zag pourra parfois être plus intéressante qu"une lecture séquentielle.
Il s'en suit que la lecture séquentielle des nombreux articles risque de faire perdre au lecteur la vision d'ensemble et au bout du compte d'échouer à convaincre.
Pour remédier à celà, je propose en début du blog un résumé, offrant cette vision d'ensemble et dans lequel sont insérés des liens vers chacun des articles pertinents. Le lecteur pourra ainsi développer à sa guise sa lecture de l'ensemble en fonction de ses centres d'intérets, de ses connaissances préalables ou de sa compréhension.
Pour une première prise de contact, j'invite donc le lecteur à parcourir tout le résumé pour acquérir une vision d'ensemble. Ensuite,selon son propre programme, de suivre les liens pour développer tel ou tel sujet.
Nous sommes convaincus que la forme de l'univers préexiste à la représentation que nous en faisons et que notre pensée, en observant l'univers ne fait que comprendre et nommer les formes qui existent "en vérité".
Pourtant depuis des siècles les philosophes nous ont montré l'importance de l'observateur et du processus d'observation dans la création du sens et donc de la forme.
- Les petits poissons et la physique quantique
- L'espace et la
signification
Nous savons que toute expérience du réel passe par la conscience et que la Représentation, qui est un objet de pensée, est notre seul accès à la forme et la conscience son seul lieu.
- La représentation essence de toutes choses
Hors la Représentation par l'homme de l'univers n'est rien de plus qu'un processus efficace à la survie de l'espèce. La seule vérité de la Représentation n'est pas dans sa "conformité " mais dans son efficacité.
- L'essence de la représentation
- La représentation, un attracteur dans le chaos de
l'évolution
Les aberrations inhérentes à la création de sens et donc à la Représentation sont si nombreuses, massives et évidentes qu'il nous faut admettre que la "conformité" entre le réel et sa représentation est dénuée de sens.
- Aristote et la notion de lieu
- Les aberrations de la conscience
- L'instant présent - l'état de conscience
- L'incontournable unité de la conscience
- Du processus de représentation à la conjecture de l'objet vu
Ainsi donc toute forme est représentation : la chose Une, l'être, l'instant d'univers, le temps qui passe, l'objet etc ...
-La conscience crée la continuité du temps
- L'expérience du Docteur Haynes
-
Etre dans le temps
- L'un et
l'être
Suivant Descartes, la seule réalité dont nous ayons la certitude est la pensée c'est à dire le sens. La représentation est du sens et le sens appartient à la réalité.
- La pensée est elle réalité ?
- La corrélation, lien entre réalité et conscience
Quelle est la nature du sens en tant que réalité ?
Pour répondre à cette question on montre que la corrélation n'est pas seulement une qualité de la réalité mais de la réalité en soi. Deux particules corrélées, c'est plus de réalité que deux particules non corrélées.
- De la nature du sens en réalité
- La corrélation est une substance
- Les voyageurs
La nature du sens en tant que réalité est corrélation.
Ainsi donc, la corrélation (le sens) est la seule réalité ontologique dont nous ayons l'expérience directe. La réalité ontologique des autres aspects de la réalité tels que l'Être, la matière, l'espace, le temps n'est que conjecture.
Dans ce cas serait-il possible de décrire la réalité à partir de la corrélation comme composant ontologique premier ?
- Le sens, réalité ontologique première
Pour répondre à cette queston, on étudie tout d'abord un modèle à deux composants ontologiques :
l'élément sémantique: élément porteur de sens
la corrélation: partage de sens entre deux éléments sémantiques.
-Interaction - causalité - corrélation
- L'élément sémantique, le lien de corrélation
- La corrélation image de la structure causale
On montre ensuite que dans un champ de corrélations entre éléments sémantiques peuvent exister des structures de corrélations dites en "boucle" ou Monades qui constituent de fait de nouveaux éléments sémantiques.
Si l'élément sémantique est en fait composé de liens de corrélation, il peut être éliminé en tant que composant ontologique premier.
Ne reste donc que la corrélation composant ontologique unique de la réalité.
On montre qu'un champ de corrélation n'est pas un continuum et qu'un élément sémantique ne peut pas être divisé à l'infini.
- Partition de l'élément sémantique
- La non localisation de l'élément sémantique
- Propriétés de l'Être sémantique
Selon le point de vue de l'observateur, observer un objet c'est en fait observer ses causes. Mais la perspective ne remonte pas jusqu'à l'origine de tout parce que c'est impossible et qu'en tout état de causes le processus de création du sens crée les grumeaux de corrélation que sont les objets sémantiques.
- Observer un objet c'est observer ses causes
Le processus d'agglomération d'éléments sémantiques réduit la complexité des champs de corrélations et conduit nécessairement vers la représentation (vers le sens ) asymptotique d'une réalité "Une" en devenir dans un flux à une dimension.
- Foisonnement des corrélations - agglomération par le sens
- De l'univers des corrélations à l'univers des objets en devenir
Ainsi donc notre représentation de la réalité comme un "présent en devenir" n'est pas le fait d'un hasard, elle n'est pas non plus due à une structure particulière du champs de corrélations qu'est la réalité. Elle est la conséquence directe des lois de construction du sens qui sont à rapprocher bien plus des mathématiques que des sciences physiques.
Pour comprendre comment le changement apparaît à la conscience alors même que le temps n'est pas une réalité, il faut représenter la conscience comme étant en première approximation une suite d'états de conscience se déterminant l'un l'autre suivant un flux monodimensionnel, puis voir comment un "attracteur de sens" déterminera ou pas dans chaque état de conscience, la naissance d'une représentation.
- La conscience champs de corrélations
- Le changement dans la représentation
- L'irréversibilité du lien causal
CONSEQUENCES SUR LA COMPREHENSION DES THEORIES PHYSIQUES
Temps, espace:
Temps de la conscience, temps de l'univers
Relativité:
Les grandes échelles, l'observateur au centre de l'univers
Physique quantique :
Fonction d'onde et réduction quantique
CONSEQUENCES PHILOSOPHIQUES
L'univers des corrélations semble balayer d'un coup notre conception du monde et de son devenir, de notre existence dans ce monde, du sens, de la pensée. Tout ce qui fonde la philosophie.
J'avoue avoir été pris de vertige à plusieurs reprises, essayant de me représenter moi même dans cet univers non soumis au temps.
En fait cette remise en cause doit être relativisée: Seul l'Univers dans sa Réalité est remis en cause, pas dans sa Vérité.
La Vérité c'est la Réalité qui a pris sens, la Réalité représentée. Nous ne pouvons que représenter le monde. La Représentation que nous faisons du monde est Vraie pour autant qu'elle est efficace.
Pour sa part opérationnelle, pour ce qui concerne la conduite de nos existences, notre philosophie est construite sur la Vérité de l'Univers et non sur une Réalité par définition indiscible.
Nous pourrions donc non sans raison dire : "Rien ne change dans nos vies. Qu'importe la réalité si notre représentation est vraie. Qu'importe sur quel mur est fixé le tableau, puisque c'est sur le tableau que nous écrivons".
Pour autant le philosophe ne saurait se contenter d'une telle attitude et il nous faudra bien revisiter tout ce qui dans notre philosophie concerne la Réalité, le sens, l'interface entre réalité et representation. D'autant que tout n'est pas résolu dans ces domaines et que ce nouveau concept de réalité peut nous apporter de nouvelles clés.
Par exemple sur le lien entre la matière et le sens:
Ou sur l'intelligibilité de l'Univers:
Le démon de Laplace était un idiot
L'univers n'a pas la forme mais il a du sens
Ou sur la nature du sens et de la pensée en tant que réalités:
Comment en sommes-nous arrivés là ?
La substance du sens et de la pensée
Comment l'idée fait sens dans la Représentation ?
La combinatoire des idées et du sens
On ne peut conclure sans poser la question de la place du divin.
Décrire la Réalité de l'Univers comme un champ de corrélations c'est proposer une nouvelle Vérité "en amont" et non "à la place de" la Vérité actuelle, puisque nous n'avons proposé aucune expérience qui remette en cause son efficacité.
L'univers des corrélations est incréé car il est à lui même sa propre cause:
- non seulement la Monade en tant
que supplément d'Etre trouve sa cause formelle dans sa propre structure
- mais également, l'univers des corrélations n'étant pas un continuum, les éléments sémantiques constituant la cause matérielle de la Monade peuvent en fin de compte en être la conséquence.
A partir d'une certaine complexité, le sens cause le sens. Contrairement à la matière, le sens est inflationiste.
Notre représentation de l'univers est basée sur la conviction qu'à tout instant il existe une vérité unique de l'univers: "maintenant et partout" en perpétuel devenir, poussée par le flux inexorable du temps .
Nous sommes aujourd'hui encore convaincus que cette vérité préexiste à la représentation que nous en faisons, que la terre tournait autour du soleil avant que l'Homme n'apparaisse pour décrire ce mouvement et que notre conscience en observant l'univers ne fait que comprendre et nommer ce qui existe "en vérité".
Certes les philosophes nous ont maintes fois au cours de l'histoire prévenus contre cette conviction, nous rappelant que la seule existence certaine était celle de la pensée.
Les avons-nous entendus ? Certes non et bien au contraire, l'un des objectifs de la science aujourd'hui est de "matérialiser" la pensée elle-même, d'en décrire le fonctionnement dans les termes d'une "machinerie" de l'univers préexistant à la pensée.
Pourtant, depuis la fin du 19ème siècle la relativité générale et la théorie de l'expansion de l'univers ont profondément modifié l'image que nous avons du présent de l'univers, le "maintenant et partout" et la théorie quantique a mis en cause la notion même de "vérité unique" de notre univers.
Depuis lors le monde physique nous est devenu résolument inintelligible. Cette inintelligibilité ne résulte pas de la complexité des modèles que nous propose la science ou du manque d'exhaustivité de notre représentation.
Si nous disons que la nature de l'espace-temps en expansion décrit par la relativité générale, ou que l'onde-particule et sa fonction d'onde décrites par la théorie quantique sont inintelligibles, c'est qu'il nous apparaît entre ces descriptions et notre système de pensée une incohérence qui semble irréductible sans remise en cause de l'une ou de l'autre.
Nous disposons des formalismes qui, pour l'essentiel, nous permettent de décrire le comportement du monde physique pour autant, ces formalismes ne font pas "sens"
La physique décrit avec trop de précision le monde physique et prédit trop bien ses propres découvertes pour être remise en cause en tant que système descriptif.
Dans les pages qui suivent nous tenterons donc de trouver ce qui, dans notre système de pensée peut générer cette apparente incohérence et nous proposerons un concept permettant de la résoudre.
Je crois être un des premiers à avoir pu admirer les petits poissons clignotants dans le grand aquarium de Biarritz.
Ce petit poisson (cyprus clignotus minus) long de quelques millimètres arbore sur le front une petite vésicule lumineuse clignotant avec une remarquable régularité. Il nage par petits trajets rectilignes, changeant de direction de façon aléatoire entre chacun de ces segments.
Une particularité de son comportement social est que, lorsqu’il est en contact quelques secondes avec un de ses congénères, leurs clignotements se synchronisent.
J’admirais fasciné le spectacle du scintillement de ces 1 ou 2 millions de poissons clignotant dans la pénombre du grand aquarium !
Plus fascinant encore était la naissance et le développement de taches clignotantes, au milieu de ce scintillement global, à chaque fois que les lois du hasard voulaient qu’un nombre significatif de poissons voisins se soient synchronisés par leurs rencontres.
Ayant lu Aristote[1] et Plotin[2] quelques temps auparavant, ce spectacle me conduisit aux réflexions suivantes :
« Puisqu’on peut à la fois les désigner et les qualifier ces taches clignotantes qui apparaissent peuvent être considérées comme des Etres au sens métaphysique du terme.
Suivant toujours les deux grands maîtres je me demandais « Quelles sont la matière et l'essence de ces Etres ? »
Je concluais que les grains de « matière » de ces Etres sont les lumières clignotantes de chacun des poissons, de la même manière que les pierres sont la cause matérielle du mur et me dis :
L’Essence de ces taches clignotantes, leur cause formelle : ce qui fait qu’elles sont ce qu’elles sont en tant qu’Etre, est le synchronisme des clignotement dans un domaine donné. Pourquoi les clignotement sont-ils synchrones ? Parce que les clignotements sont corrélés.
Pourquoi deux clignotements sont-ils corrélés ? Parce qu’ils ont en commun un événement, un élément commun dans la chaîne causale des deux clignotements : la rencontre (l’interaction) des deux poissons.
Ce qui est remarquable dans cette définition c’est qu’il est impossible de déterminer dans un poisson observé isolément s’il est corrélé ou non avec d’autres, s’il contribue ou non à l’Etre de la tache.
L'essence de la « tache clignotante » est la corrélation entre les clignotements des poissons. Hors cette corrélation n’existe dans aucun des poissons à un moment donné mais seulement entre les poissons et n’a de sens que statistique. »
Je me trouvais donc face à une délicate situation : Ayant l’évidence d’un Etre, de sa matière et de sa cause formelle, j’étais incapable de rattacher de façon directe la Forme à la Matière.
Il me fallait reconsidérer la situation.
Je reposais donc la question sous cette autre forme :
« Qu’est-ce donc qui associe le clignotement des poissons pour générer cet Etre nouveau qu’est la tache clignotante ? »
La réponse devenait évidente : C’était moi
Moi seul considérais la tache lumineuse comme un tout signifiant.
L’Etre dont j’avais l’évidence existait non pas par lui même dans l’aquarium mais dans la Représentation que j’en faisais et à cause de cette Représentation.
Pour être plus précis il me fallait distinguer deux Univers :
D’une part l’Univers en tant que Représentation par la conscience. Conscience qui génère les Unités Sémantiques Formelles que sont les Etres dans le présent et dans l’espace de la Représentation. Cet Etre était pour moi une tache clignotante, maintenant et à cet endroit dans l’aquarium.
D’autre part l’Univers « réalité », dans lequel existe la « cause réelle » de l’Etre mais qui n’est pas soumis à la Forme. Dans le cas qui nous intéresse cette « cause réelle » ce sont les interactions entre les poissons. Interactions qui ne sont localisées ni dans le « présent » ni dans le « lieu » de la tache lumineuse telle que ma conscience la représente mais réparties en amont des chaînes causales. Nous voyons bien que cette cause réelle n’a pas la « Forme » d’une tache clignotante.
Pour que cette cause « réelle » aboutisse à une Représentation de l’Etre dans sa Forme il faut qu’un champ de causalités (dont le fonctionnement de mon cerveau est une composante) relie les corrélations établies à ma conscience qui va les associer en unités signifiantes.
Je me dis alors : Si la Forme de cet Etre n’existe pas « en réalité » dans l’instant et à l’endroit où je la vois, voyons de quelle façon la Matière de cette tache clignotante (le clignotement de chaque poisson) existe.
L’Etre que j’ai nommé précédemment « clignotement d’un poisson » est lui même un Etre en acte. Cet Etre a lui même une cause matérielle et une cause formelle.
Ayant lu Ilya Prigogine[3] (prix Nobel de chimie) je me représentais ce clignotement comme le résultat d’un complexe de réactions chimiques au cours desquelles des molécules organiques interagissaient selon une évolution chaotique. Le clignotement étant un « attracteur », c’est à dire une solution statistiquement prédictible dans l’évolution non déterministe de ce complexe réactif.
Hors la cause formelle d’un tel attracteur tient précisément aux corrélations qui s’établissent entre les diverses interactions chimiques élémentaires.
Selon le même raisonnement que précédemment, il aurait été impossible de déterminer, en observant isolément une des interactions chimiques élémentaires si elle était ou non corrélée avec d’autres.
J’en concluais une nouvelle fois que l’Etre « clignotement d’un poisson » n’existait pas dans sa Forme dans l’aquarium mais seulement en « Représentation » dans la conscience de l’observateur.
A partir de ce moment les choses étaient devenues claires, il me fallait renoncer à la vision classique de notre Univers: Représentation « photographique » d’Etres en devenir dans l’espace-temps.
Les Etres dans l’espace-temps que je croyais voir étaient en réalité la convergeance dans ma conscience, sous forme de grumeaux sémantiques, d'une longue série de relations causales d'où résultaient des corrélations.
La vision nouvelle qui s’imposait à moi était celle d’une réalité « Champ de Corrélations » non soumise à la Forme et que ma conscience interprète grâce au processus de Représentation sous la forme d’un Univers d’Etres en devenir dans l’espace-temps.
L’univers était réel par son contenu causal mais il prenait forme dans la conscience.
Je pressentais que dans cette nouvelle vision les formalismes de la physique quantique et de la physique relativiste me deviendraient intelligibles :
Je voyais le rôle prépondérant de l’observateur qui, à proprement parler, extrait du kaos informel la vérité nécessairement relative d’un Kosmos formel par le processus statistique de Représentation,
Je comprenais que l’Univers des objets dans l’espace-temps était totalement relativiste puisqu’il n’existait dans cette Forme que par la relation de l’observateur à l’Univers.
J’y voyais que l’Etre était statistique dans son essence, non pas que sa cause dans «l’Univers vrai» fut aléatoire mais parce que l’Etre est une forme qui résulte du processus statistique d’interprétation du champ de corrélations,
J’y voyais que la « nature » des Etres étant du domaine de la Représentation, rien n’empêchait qu’un même Etre eut plusieurs natures dans la Représentation (par exemple: onde et corpuscule)
Je comprenais que l’Univers dans sa Forme étant une Représentation par la conscience, cette Représentation était nécessairement « centrée » sur la conscience. Que ma conscience n’était pas « en vérité » au milieu de l’Univers et au bout du temps passé mais qu’elle l’était en Représentation et du fait même du processus de Représentation.
Puisque le temps et l’espace, l’Etre et l’ensemble des lois de la physique étaient du domaine de la Représentation quoi de surprenant qu’ils fussent relatifs à l’observateur ?
J’aurais sans doute poursuivi de longues heures ma méditation si le gardien de l’aquarium n’était venu gentiment me signaler qu’il devait fermer.
Qu’importe, je me levais et remerciais silencieusement les poissons pour cette leçon.